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Les droits des femmes répondent ils aux vrais besoins des femmes ?

 Éclairage sur les tabous et les enjeux de la culture contraceptive.

 

Femina Europa a contribué à une conférence internationale organisée par l’Institut polonais Ordo Iuris, sur le thème de la défense des droits des femmes. Les interventions ont souligné la dérive idéologique de ces droits avec leurs conséquences destructrices pour les femmes.

Le 12 Novembre 2020, l’Institut polonais Ordo Iuris a donc réuni onze femmes:

  • pour montrer combien les «droits des femmes » sont utilisés de manière idéologique car trop souvent réduits aux         « droits reproductifs et de la santé »,
  • pour dire combien les problèmes et les besoins réels des femmes dans leur vie personnelle, professionnelle et familiale, ne sont pas entendus. Pire, c’est l’identité féminine qui est menacée dans sa dimension maternelle.

Les invitées étaient des expertes reconnues dans leur domaine: politique, intellectuel ou scientifique.

Liste complète sur le site d’Ordo Iuris 

Nous avons été honorées de la présence de la française Chantal Delsol, philosophe, fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, la brésilienne Angela Gandra, avocate et secrétaire générale au ministère de la famille et des droits de l’homme au Brésil, l’allemande Gabriele Kuby, écrivain et sociologue, auteur du livre «La révolution sexuelle globale: la destruction de la liberté au nom de la liberté », l’anglaise Maria Madise, directrice internationale de la SPUC (Société pour la protection des enfants à naître), les américaines Sharon Slater, présidente de Family Watch International, et Valerie Huber, représentante spéciale pour la santé mondiale des femmes au Département américain de la santé et des services sociaux, la française Laetitia Pouliquen, directrice de NBIC Ethics and Woman Attitude, auteur de « Femme 2.0 – féminisme et transhumanisme », les polonaises Justyna Melonowska, docteur en philosophie, psychologue, responsable du laboratoire de philosophie de l’éducation à l’Académie de l’éducation spéciale de Varsovie, et Dorota Bojemska, présidente du conseil de la famille au ministère de la Famille, du Travail et de la Politique sociale, mère de huit enfants, membre du conseil de l’Association des familles nombreuses polonaises.

 

Femina Europa était représenté par notre déléguée au Parlement européen. Son intervention de 15 minutes est sur notre chaine YouTube :

En anglais: ici.

En français: là.

 

L’avortement et le droit

 Dans sa présentation d’ouverture, la philosophe Chantal Delsol a soulevé la question générale des droits de l’homme. Selon son analyse, le problème auquel nous sommes confrontés aujourd’hui est l’excès de droits et de libertés, provenant de la croyance erronée, que chacun peut faire ce qu’il veut. Mais les droits ne devraient pas être fondés sur un simple caprice. Chantal Delsol dénonce la thèse simpliste «Ma liberté s’arrête là où commence la liberté d’un autre être humain». Malheureusement, cette attitude courante de nos jours conduit à une situation où les droits ne sont qu’un outil destiné à protéger le narcissisme et l’égoïsme. En fait, l’exercice de ma liberté doit s’arrêter là où commence ma responsabilité, mes devoirs. « Je suis un humain, donc civilisé, si je suis capable de me limiter moi‐même », affirme notre philosophe. Autre problème : aujourd’hui les gens n’acceptent ni n’apprécient les différences ontologiques entre hommes et femmes. Ces différences, cette complémentarité qui sont un aspect naturel de nos vies, sont niées alors qu’elles devraient être considérées comme des richesses pour nous accomplir. Pour terminer Chantal Delsol a rappelé que le refus de la transcendance des sociétés occidentales laisse l’homme moderne livré à lui même, sans point d’appui pour ajuster sa liberté.

 

La ministre brésilienne Angela Gandra a aussi évoqué le sujet des différences entre hommes et femmes. Elle a déclaré que le besoin naturel et la vocation d’une femme est d’être mère, même si, pour de nombreuses raisons, cela ne peut pas toujours être accompli au sens biologique. Cependant, il s’agit de la mission naturelle d’une femme, de son inclination instinctive à prendre soin des autres. Cette mission spécifiquement féminine est essentielle pour toute la société. Parfois, accepter l’enfant qui arrive dans des circonstances difficiles fait partie de cette mission. C’est alors une leçon de vie, qui nous apprend tous à mieux aimer. Angela Gandra a souligné que le monde a besoin de cette façon de penser le rôle de la femme, et qu’il est essentiel de fournir de l’aide aux familles, afin que les femmes puissent réaliser cette mission librement. Et pour elle, il est important de souligner que l’avortement ne peut jamais être considéré comme le type d’aide dont les femmes ont besoin, car ce n’est ni un droit, ni un bien d’aucune sorte. Le premier droit de l’homme est le droit à la vie !

 

La problématique de l’avortement a été largement abordée lors de la conférence. Il est courant d’entendre dire que l’avortement est un droit humain, un droit des femmes. Cependant, ce n’est pas ce que dit le droit international « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sureté de sa personne – Article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ». Le soi-disant « droit à l’avortement » est en fait une dérogation au droit à la vie, qui est fondamental. Il ne peut pas y avoir de conflit de droits. Les droits sont universels, inaliénables et indivisibles.

 

L’avortement est-il un bien pour la femme ?

Gabriele Kuby et Angela Gandra ont expliqué que l’avortement est passé dans les mœurs parce que bon nombre de personnes veulent échapper aux conséquences de l’acte sexuel. Les grandes entreprises, qui développent l’industrie de l’avortement, en profitent: leurs actions ne sont pas motivées par l’empathie, ni par un intérêt authentique pour les droits des femmes, leur seul intérêt est le profit financier. L’hyper sexualisation, de concert avec l’exploitation de l’image de la femme, a contribué à la prévalence de l’avortement, au développement de la consommation pornographique, et à l’éclatement des couples.

 

L’avortement de type eugénique est une question particulièrement sensible qui revient dans l’actualité, en particulier en Pologne, en raison de la décision du Tribunal constitutionnel d’abolir la possibilité d’interrompre la grossesse en raison du handicap de l’enfant. La Britannique Maria Madise a indiqué qu’il existe des recherches démontrant que les femmes qui ont dû avorter d’un enfant handicapé sont souvent confrontées à d’immenses traumatismes provoqués par le sentiment d’abandon de son enfant quand celui-ci en avait le plus besoin. Plusieurs intervenantes, dont Femina Europa, ont souligné que les médias ne disent pas la vérité sur l’avortement, ne montrent pas la réalité et cachent les conséquences de cet acte; Gabriele Kuby a souligné la barbarie de cet acte médical, elle a en a décrit les différentes techniques cruelles.

Femina Europa a rappelé que l’avortement chirurgical et médical, soi disant sûr selon l’OMS est un mensonge, l’avortement est une intervention qui arrête un processus naturel et qui supprime une vie. C’est un traumatisme pour le corps et l’esprit. Ce dont les femmes ont vraiment besoin pour s’épanouir et lutter contre la pauvreté, c’est d’une politique d’éducation efficace, par exemple.

 

L’Américaine Sharon Slater de l’ONG FWI (Family Watch Institute) a précisé que l’avortement augmente également le risque de suicide et de cancer du sein, ajoutant que le syndrome post-avortement est totalement ignoré.

 

Enfin, l’accès à la contraception « moderne », chimique, n’a pas diminué le nombre des avortements, bien au contraire, comme l’a illustré Femina Europa pour la France : l’avortement y est au contraire en constante augmentation.

 

La reproduction artificielle : réponse ou menace ?

 Laetitia Pouliquen aborda le sujet des Techniques de Reproduction Artificielle (TRA / ART en anglais). Ces techniques sont une grave violation des droits humains et plus particulièrement des droits des femmes. Sous couvert de libérer les femmes du fardeau de la maternité non programmée, non désirée, ces techniques sont en fait dangereuses pour la santé des femmes, et ne sont pas sans impact sur la santé des futurs bébés.

 De plus, les TRA constituent un marché mondial très juteux qui asservit les femmes et les enfants, devenus des matériaux pour la reproduction. Ce marché regroupe de nombreux acteurs: laboratoires pharmaceutiques et biomédicaux, personnels de santé mentale, cliniques spécialisées en procréation artificielle, laboratoires de séquençage génomique pour dépistage préimplantatoire, banques de gamètes, agences et cliniques spécialisées en GPA, experts juridiques, etc…

 

Au nom de l’égalité avec les hommes, certaines femmes veulent être libérées des tâches de reproduction et de la maternité. Les TRA et l’ectogénèse, l’utérus artificiel, leur paraissent une réponse à ce désir.

 

Mais la question de fond est celle-ci: la reproduction est-elle une discrimination ou au contraire un attribut corporel fondamental et un état d’esprit inhérent à la nature humaine, créé homme et femme ? Nos filles auront-elles encore le droit d’avoir des enfants de façon naturelle ?

 

Pour conclure

 

Défendre l’immense privilège qu’ont les femmes d’être mères, d’être responsables de la vie, et lutter contre toute forme de marchandisation du corps humain, et d’exploitation sans conscience de la reproduction est une urgence.

 

Nous remercions Ordo Iuris pour cette conférence qui a permis de dénoncer les pièges et les mensonges du féminisme radical et qui a permis à des femmes qui ne sont pas d’accord avec l’agenda des droits reproductifs de s’exprimer. Nous voulons garder le contrôle de notre fécondité, en complémentarité avec les hommes, au sein des familles. L’avortement n’est pas la solution et nos besoins réels doivent être pris en compte par les politiques.

 

Vous pouvez retrouver l’intégralité de la conférence, donnée en anglais, en cliquant ici!

 

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