Comment les déchets pharmaceutiques polluent nos eaux… Reviewed by Momizat on .   Biologie et écologie humaine. Cette étude, conçue par Jane Munro, représentante de la Catholic Women's League of Australia, a été présentée dans le cadre   Biologie et écologie humaine. Cette étude, conçue par Jane Munro, représentante de la Catholic Women's League of Australia, a été présentée dans le cadre Rating: 0
Vous êtes ici:Accueil » Ecologie humaine » Comment les déchets pharmaceutiques polluent nos eaux…

Comment les déchets pharmaceutiques polluent nos eaux…

 

Biologie et écologie humaine.

Cette étude, conçue par Jane Munro, représentante de la Catholic Women’s League of Australia, a été présentée dans le cadre des évènements parallèles lors de la 58ème session annuelle de la Commission de la condition de la femme à l’ONU en mars 2014. Elle fait ressortir le lien qui existe entre deux des huit Objectifs du Millénaire pour le Développement : l’OMD 5  « Améliorer la santé maternelle » et l’OMD 7 « Préserver l’environnement », et présente une solution originale, la PFN.

 

La Planification Familiale Naturelle ? C’est l’égalité des sexes, la promotion de la femme et l’écologie.

La Planification naturelle des naissances est libre de tout médicament, elle respecte l’égalité entre l’homme et la femme, elle est écologique, bon marché, simple à apprendre et à utiliser. Elle favorise les naissances désirées et la communication entre l’homme et la femme. Elle protège la santé de la femme et augmente le respect qui lui est dû.

 

 

Jane est Responsable internationale de la Ligue Catholique des Femmes d’Australie (CWLA). La CWLA est une organisation non-gouvernementale (ONG) qui jouit du statut Consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies. Jane a donné cette présentation en Power Point à la dernière Assemblée Générale de la Conférence annuelle de la Commission de la condition de la femme (CSW58) qui s’est tenue au siège des Nations Unies à New York du 10 au 21 mars 2014.

 

 

Le thème prioritaire de la Commission (CSW58) était: «Avancées et défis dans la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le Développement pour les femmes et les filles».

 

Les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) : qu’est-ce que c’est ?

 

Lors du Sommet du Millénaire tenu en septembre 2000 au Siège des Nations Unies à New York, les dirigeants des 189 États Membres se sont engagés à réduire l’extrême pauvreté et construire un monde plus sûr, plus prospère et plus équitable. Ils ont signé la Déclaration du Millénaire, plan d’action global pour le développement, ou huit objectifs à atteindre d’ici 2015.

Ces objectifs, les OMD, sont connus sous le nom de : Objectifs du Millénaire pour le Développement

 

  1. Éliminer l’extrême pauvreté et la faim
  2. Assurer l’éducation primaire pour tous
  3. Promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes
  4. Réduire la mortalité infantile et post-infantile
  5. Améliorer la santé maternelle
  6. Combattre le SIDA, le paludisme et d’autres maladies
  7. Préserver l’environnement
  8. Mettre en place un partenariat pour le développement

 

 

 

Le bilan des OMD est mitigé. On estime que la cible de réduire de moitié le nombre de personnes vivant dans «l’extrême pauvreté» a été atteint en 2010, soit cinq ans avant l’échéance de 2015. Mais, bien que la pauvreté ait diminué dans toutes les régions depuis 1990, il existe des pays très peuplés et moteurs du progrès global, où une grande pauvreté subsiste, comme la Chine et l’Inde.

 

Selon le chef de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, José Graziano da Silva, le fléau de la faim en Afrique pourrait être éradiqué en 2025 (dans seulement 12 ans!) « Si les dirigeants de l’Afrique défendent et promeuvent l’amélioration de la production agricole et une alimentation saine. »

 

En Mars 2012, l’ONU a annoncé que la cible de l’OMD de réduire de moitié la proportion de personnes sans accès à l’eau potable avait été atteinte en 2010, soit cinq ans avant l’échéance de 2015. Cependant, certains ont contesté cette affirmation, mettant en doute l’indicateur choisi. L’utilisation de sources d’eau « améliorées »  fournies par des canalisations ou des puits « protégés » est-elle appropriée pour « eau potable » ?

 

Selon les courbes actuelles, l’objectif de réduire de trois quarts la mortalité maternelle d’ici 2015, ne sera pas atteint. De même, l’objectif de scolariser tous les enfants en cycle primaire d’ici 2015 va selon toute probabilité échouer également. Le nombre d’enfants non scolarisés a bien chuté de 108 millions en 1990 à environ 60 millions aujourd’hui, mais les progrès ont ralenti depuis 2004.

 

Les OMD ont sans aucun doute suscité des efforts sans précédent sur le plan mondial pour répondre aux besoins des plus pauvres. Par ailleurs, la bonne volonté et le sens de la fraternité à l’égard de toute l’humanité qu’ils ont engendré est une belle réussite, que nous voulons reconnaître et honorer. Cependant, nous souhaitons souligner une contradiction potentiellement grave dans les mesures prises pour faire progresser l’Objectif 5, « Améliorer la santé maternelle » avec celles de l’Objectif 7, « Préserver l’environnement ».

 

Une des façons souvent proposée pour améliorer la santé maternelle est de rendre la contraception, en particulier la Pilule et Depo-Provera, à longue durée d’action, bon marché, et disponible dans le monde entier. Cette mesure pourrait avoir de graves conséquences pour la qualité de l’eau potable et pour la santé de l’environnement.

 

Vous vous demandez peut-être comment le nombre croissant de femmes qui prennent la pilule pourrait avoir un impact sur l’environnement, notamment en ce qui concerne l’eau potable. Voici l’explication:

 

Plusieurs études sérieuses ont montré que l’EE2, (ethinyl oestradiol, qui est l’œstrogène synthétique utilisé dans la Pilule), ne se décompose pas aussi facilement que l’œstrogène produit naturellement  lorsqu’il est excrété dans l’urine.

 

Les chercheurs ont également constaté que l’EE2 peut contaminer les eaux souterraines après avoir été acheminé par les eaux usées dans les rivières. Depuis quelques années, on constate avec inquiétude l’effet des produits chimiques, qui ont une activité biologique, comme ces œstrogènes, et qui s’infiltrent dans l’environnement. L’impact dramatique de l’œstrogène synthétique EE2 sur le nombre et la fertilité de petits organismes comme les poissons qui vivent en aval des stations d’épuration de l’eau a été rapporté dans nombre d’études. En amont de la chaîne alimentaire, la présence de l’EE2  peut affecter des organismes plus grands, y compris les êtres humains.

Pour bien se rendre compte de l’enjeu, il faut ajouter un ordre de grandeur : une étude réalisée par l’Université de Washington (USA) en 2011 estime que plus de 140 millions de femmes adultes dans le monde utilisent un moyen de contraception hormonal. Nous parlons donc ici de quantités énormes d’hormones artificielles.

 

Or, il est possible de résoudre le conflit entre ces éléments importants des Objectifs 5 et 7, mais cela nécessiterait de nouvelles méthodes de lutte contre le problème et une volonté d’être ouvert à de nouvelles idées.

 

Plusieurs  documents des Nations Unies reviennent sur la nécessité urgente de protéger l’environnement et en particulier nos précieuses réserves d’eau:

1er exemple : le rapport du Groupe de haut niveau sur l’écoviabilité mondiale de l’ONU [1] ,  intitulé Des personnes résilientes, une planète résiliente: un avenir qui mérite d’être choisi. Ce rapport décrit le développement durable comme un «processus dynamique d’adaptation, d’apprentissage et d’action» et souligne l’importance d’encourager les gens à faire des choix durables, à la fois individuellement et collectivement. Un domaine prioritaire de l’action retenu est «la gestion des ressources et la réalisation d’une révolution verte au XXIe siècle» dans l’agriculture, les océans et les systèmes côtiers.

2ème exemple : le rapport du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) Vers la construction d’une économie verte équilibrée et inclusive [2] , sur l’entretien et  la restauration du capital naturel constitué de la terre, des sols, des forêts, de l’eau douce, des océans, des ressources marines, de la faune et de la flore sauvages et d’autres composantes de la biodiversité.

3ème exemple : la Déclaration de Rio sur l’environnement (juin 2012). [3]

 

Ce rapport stipule:

A «Les êtres humains sont au centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et productive en harmonie avec la nature. »

B  «afin de parvenir à un développement durable et à une meilleure qualité de vie pour tous les peuples, les Etats devraient réduire et éliminer les modes de production et de consommation non viables et promouvoir des politiques démographiques appropriées. »

C «Les femmes ont un rôle vital dans la gestion de l’environnement et le développement. Leur pleine participation est donc essentielle à la réalisation d’un développement durable.»

 

Cette présentation vise à mettre en lumière quelques-unes des façons dont les femmes peuvent jouer un rôle central dans la protection de l’environnement, tout en protégeant leur santé et leur bien-être.

L’OMD 7 se réfère à l’assainissement et à l’eau potable. L’eau est le composant de base de la vie. Une eau saine est essentielle pour la santé humaine, la faune, et un environnement équilibré. Il y a cependant une menace relativement nouvelle, et surtout méconnue, pour nos rivières, lacs et eau potable –

 

Les Perturbateurs endocriniens (PE).

 

Nos glandes endocrines sécrètent des hormones, qui sont les régulateurs chimiques de notre corps. Le système endocrinien comprend l’hypophyse, les glandes thyroïde, parathyroïde et surrénales, le pancréas, les ovaires et les testicules.

Parmi les tâches du système endocrinien on trouve  la croissance, la réparation, la reproduction sexuée, la digestion, l’homéostasie (équilibre interne constant).

Une large gamme de substances, pour la plupart d’origine artificielle, provoque une perturbation endocrinienne, en interférant avec les systèmes hormonaux chez les animaux et les humains, surtout dans le domaine de la reproduction et le développement. Parmi ces perturbateurs endocriniens on peut citer les produits chimiques trouvés dans de nombreux plastiques et pesticides, et les hormones de synthèse utilisées dans la pilule.

 

Dans une station d’épuration des eaux usées (STEP)  les déchets solides sont séparés de l’eau. Dans les systèmes de boues activées, l’eau est traitée afin d’éliminer une partie de l’œstrogène, mais les eaux usées sont une importante voie d’entrée des œstrogènes synthétiques dans notre environnement.

 

Une étude intéressante [4] entreprise en Afrique du Sud a évalué les quantités d’hormones stéroïdes perturbatrices endocriniennes – les œstrogènes naturels et synthétiques, la testostérone et la progestérone naturelles – dans une station d’épuration par traitement de boue activée. Les chercheurs ont constaté que le traitement des eaux usées pour neutraliser ces hormones a été plus efficace sur de la progestérone et de la testostérone naturelle. Une évaluation du risque posé par les hormones stéroïdes présentes dans l’effluent (les eaux usées) et les eaux de surface indique que l’œstrogène, à la fois synthétique et naturel, pose le plus grand risque pour la santé des humains et des poissons. La conclusion préoccupante de cette étude est que l’œstrogène synthétique est beaucoup plus résistant à la biodégradation que l’œstrogène naturel.

 

Dans une autre étude, « Contamination des eaux  de rivières en région parisienne», [5] les chercheurs ont examiné le potentiel ostrogénique de la station d’épuration des eaux usées (STEP) affluents, les effluents et les eaux réceptrices. Ils ont noté que «plusieurs études montrent une corrélation entre les anomalies de la reproduction chez les poissons et l’exposition aux effluents (eaux usées) des STEP, même plusieurs kilomètres en aval des émissaires (Purdom et al., 1994; Harries et al, 1996;. Jobling et al., 1998; Harries et al., 1999) « , et ils ont ajouté que « la possibilité que les perturbateurs endocriniens pouvaient contaminer l’eau potable lorsqu’elle est produite à partir d’eau de surface en aval des effluents (eaux usées) des STEP doit être prise en considération ». Comme dans l’étude précédente, ils ont trouvé l’œstrogène synthétique plus résistant à la biodégradation dans les stations d’épuration et ils ont conclu que «La capacité des stations d’épuration d’éliminer les œstrogènes stéroïdes et autres perturbateurs endocriniens des influents d’eaux usées est une préoccupation majeure pour la qualité de l’eau de la rivière réceptrice. » En fait, à l’échelle mondiale, les procédés de traitement des stations d’épuration n’éliminent que 50% du total des œstrogènes présents dans les eaux usées.

Quels sont les effets potentiels sur la santé animale et humaine de ces perturbateurs endocriniens qui pénètrent dans notre environnement?

Effets des perturbateurs endocriniens

Les chercheurs d’une autre étude sur la présence de perturbateurs endocriniens dans les eaux de surface [6] énumèrent les effets observés des perturbateurs endocriniens comme suit :

« Réduction de la fertilité, féminisation,  anomalies dans les organes reproducteurs et modifications dans le comportement sexuel de divers organismes aquatiques (poissons, algues, grenouilles, organismes benthiques – animaux ou des végétaux qui vivent fixés au sol ou qui se déplacent en rasant le fond – etc.) « (Pal et al., 2010).

 

En raison de leur impact sur ​​les multiples activités hormonales, des études récentes chez l’homme ont porté sur les effets potentiels des perturbateurs endocriniens sur le système de reproduction ainsi que sur d’autres systèmes physiologiques, tels que les systèmes immunitaire, cardiovasculaire et neuronaux.

 

Il a été démontré précisément que certains composés organophosphorés (un composé organique comportant au moins un atome de phosphore lié directement à un carbone) dotés d’une activité hormonale peuvent être impliqués dans l’augmentation de certains troubles métaboliques, comme l’obésité et le diabète de type 2 (Lyche et al., 2011). Une question clé à cet égard est le point dans le cycle de vie à laquelle se produit l’exposition aux perturbateurs endocriniens, certaines études ayant observé une gravité accrue lorsque l’exposition se produit au cours du développement embryonnaire. L’exposition aux perturbateurs endocriniens pendant la grossesse ou pendant l’enfance peut altérer le développement des organes et des circuits de régulation et causer des effets toxiques permanents, qui peuvent se manifester plus tard dans la vie (Lyche et al., 2011).

 

Menaces pour la faune et la pêche et coût du traitement de l’eau

Richard Owen, professeur de toxicologie à l’Université d’Exeter, et Susan Jobling, auteurs de l’étude Éthinylestradiol: Pilule amère pour le principe de précaution, [7] [8] reconnaissent que « Des décennies de recherche ont montré que l’EE2 et d’autres œstrogènes entraînent des dommages généralisés pour le milieu aquatique en perturbant le système endocrinien dans la faune sauvage, » même à des niveaux extrêmement bas. Ils font remarquer que, bien que les gouvernements à travers le monde sachent depuis les années ‘70  que des perturbateurs endocriniens sont une grave menace pour la faune et la pêche, ces gouvernements n’ont pas abordé le problème.

 

En 2012, la Commission européenne a annoncé qu’elle allait réglementer l’œstrogène synthétique EE2 en vertu de la directive cadre sur l’eau. Les pays européens auront l’obligation d’ici 2021 de limiter l’EE2 dans les plans d’eau à moins de  0.035 nanograms par litre d’eau. Le coût de la conformité sera très élevé. Owens et Jobling estiment le coût probable à 30 milliards € pour les 1400 usines de traitement d’eau dans le seul Royaume-Uni.

Les techniques de biodégradation des  perturbateurs endocriniens sont insuffisantes

1-              Un examen approfondi des sources, des effets et des mécanismes d’élimination de produits pharmaceutiques et des perturbateurs endocriniens [9] indique que «les techniques de traitement actuelles telles que l’oxydation biologique / biodégradation, la coagulation / floculation, ozonation, électrodialyse, osmose inversé, la sédimentation, la filtration, et le charbon actif n’ont pas été conçues pour éliminer ces contaminants nouvellement identifiés, et c’est pourquoi ces techniques sont insuffisantes et incapables de dégrader complètement les composés. » Les auteurs avertissent de la nécessité «d’efforts concertés pour mettre au point de meilleures techniques … pour combler les lacunes des pratiques actuelles et relever le défi croissant qu’elles posent. »

2-             Bien qu’il y ait moins d’information disponible sur la progestérone synthétique, il semble qu’elle ne se biodégrade pas facilement non plus et qu’elle est à l’origine de difficultés similaires. On la trouve dans les Pilules à progestatif seul (la « minipilule »). [10]

 

Les perturbateurs endocriniens dans nos ruisseaux et nos rivières responsables du déclin de la fertilité chez les animaux et les hommes

Des recherches menées sur des ovins par Dr Michelle Bellingham, de l’Université de Glasgow [11] , ont révélé que l’exposition à des produits chimiques dans les boues d’épuration est responsable de la faible quantité de spermatozoïdes chez près de la moitié de ces animaux. Ce genre de recherche a conduit à l’hypothèse que l’exposition aux produits chimiques environnementaux, y compris les perturbateurs endocriniens, est une des causes du déclin de la santé reproductive masculine. Serait-ce une des raisons à l’origine de la demande croissante des technologies de reproduction artificielle comme la FIV? (8)

 

La pollution des cours d’eau par les perturbateurs endocriniens  chimiques pose un problème particulier dans les pays pauvres où un pourcentage élevé de la population dépend du poisson pour leur régime alimentaire. [12]Une diminution de la population de poisson aurait des conséquences désastreuses.

 

Dans un article on ne peut plus sérieux, Tim Worstall qui écrit pour le magazine Forbes, suggère, en ne plaisantant qu’à moitié, que- selon le principe du « celui qui pollue paye » – les femmes qui prennent la Pilule contraceptive devraient avoir à payer $ 1500 d’impôt par an. (Une taxe d’incitation) [13]

 

Pour résumer : nous savons que les perturbateurs endocriniens  chimiques sont présents dans nos cours d’eau et nos lacs et qu’il est très difficile et coûteux de les enlever. Même à des niveaux très faibles, ils sont à l’origine des changements dans les systèmes de reproduction des poissons et d’autres animaux sauvages. Nous ne connaissons pas la pleine mesure de leur impact sur ​​les humains, mais les preuves de leurs effets sur nos systèmes endocriniens, y compris leur rôle dans la réduction du nombre de spermatozoïdes chez les hommes, s’accumulent.

 

Effet de la contraception hormonale sur la fertilité normale.

 

La contraception hormonale fonctionne à travers quatre cliquets: [14]

Elle épaissit la glaire cervicale afin d’empêcher les spermatozoïdes de passer à travers le col de l’utérus, elle empêche l’ovulation (parfois), elle ralentit le passage de l’ovule fécondé dans les trompes de Fallope, et elle empêche l’implantation de l’œuf fécondé dans la muqueuse utérine, qui se produit normalement de 8 à 10 jours après la conception (avortement précoce).

 

Les effets négatifs et les risques pour la santé chez les femmes qui prennent des contraceptifs hormonaux sont reconnus.

Effets secondaires médicaux de la contraception hormonale: En 2005, l’Organisation mondiale de la Santé a officiellement classé comme cancérogènes les contraceptifs oraux Groupe I (Groupe I étant le plus dangereux des Groupes I-IV) [15]. Un an plus tard, une méta-analyse complète publiée dans le Mayo Clinic Proceedings a noté que 21 études sur 23 ont trouvé un risque accru de développer un cancer du sein avant la ménopause chez les femmes qui avaient pris la pilule avant la naissance de leur premier enfant.

 

Globalement, ce groupe de femmes a connu une augmentation de 44% du risque de développer un cancer du sein avant l’âge de 50 ans. Les autres effets secondaires subis par ces femmes sont: dépression, prise de poids, et migraines. Le fait de fumer, d’avoir des problèmes cardiovasculaires ou de la tension artérielle augmente le risque des effets secondaires des contraceptifs hormonaux. Dans ces cas, les risques de crise cardiaque, d’accident vasculaire cérébral et de thrombose veineuse profonde (TVP) sont augmentés.  Certaines femmes  ne retrouvent leur cycle menstruel qu’un an ou plus après avoir cessé de prendre les contraceptifs hormonaux. Bien qu’il ait été démontré que la pilule réduit le risque de cancer de l’ovaire et de l’utérus, des études ont également lié l’utilisation de la Pilule à un risque accru de cancer du sein, du foie et du col de l’utérus.  Plusieurs études ont constaté que le virus du SIDA se transmet plus facilement aux femmes qui prennent la pilule, si leur partenaire a le virus du SIDA.  [16]

Effets secondaires médicaux de Depo-Provera: Les résultats de deux grandes études mondiales ont mis en lumière que les femmes qui prennent le Depo-Provera (contraception à longue durée) pendant deux ans ou plus avant l’âge de 25 ans ont 190% de chances de plus de développer un cancer du sein. En outre, le Depo -Provera peut réduire la densité osseuse chez la femme  et aggraver son taux de cholestérol.  Une étude a révélé que les femmes qui avaient reçu des progestatifs injectables (c’est à dire, généralement Depo-Provera 13 ou l’énanthate de noréthistérone) pendant au moins cinq ans ont 430% de chances de plus que les autres de développer un cancer du col utérin. Plusieurs études ont montré que les femmes qui reçoivent des progestatifs injectables ont un taux beaucoup plus élevé de contamination par le virus du SIDA si leur partenaire est infecté, avec une étude montrant un risque accru de 240%.

 

Dans sa résolution 56/5, la Commission de la condition de la femme a prié le Secrétaire général de lui présenter, à sa cinquante-huitième session, un rapport sur la situation des femmes et des filles face au SIDA, et de mettre l’accent sur l’intensification des mesures prises en faveur des femmes et des filles dans la lutte contre le sida. [17] . Si nous voulons prendre cette résolution au sérieux, nous devons examiner ce que nous promouvons comme moyen d’améliorer la santé, et examiner le lien entre l’utilisation de la contraception et la susceptibilité au VIH:

  1. Plus de 50 études médicales à ce jour ont porté sur l’association de la contraception hormonale et l’infection à VIH / sida. [18] Les études montrent que les contraceptifs hormonaux- la Pilule et le Depo-Provera-augmentent presque tous les facteurs de risque connus pour le VIH, jusqu’à huit fois, que ce soit en augmentant le risque d’infection de la femme, l’augmentation de la réplication du virus VIH, ou l’accélération de la progression débilitante et mortelle de la maladie. [19] Plusieurs études ont montré que les femmes qui reçoivent des progestatifs injectables ont un taux beaucoup plus élevé de contamination par le virus du sida si leur partenaire est infecté, avec une étude montrant un risque accru de 240%.

 

2.  La Fondation Gates, particulièrement résolue à mettre largement à disposition des femmes des pays pauvres les moyens de contraception artificielle, a financé  une étude réalisée par l’Université de Washington. Cette étude a révélé que les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal ont un risque deux fois plus important d’infection par le VIH-1, et sont également deux fois plus susceptibles de transmettre l’infection à leur partenaire sexuel. Le risque élevé est particulièrement notable parmi celles qui utilisent un contraceptif hormonal injectable (DMPA).[20]

 

Outre les conséquences sur la santé de la femme liées à l’usage de la contraception hormonale, il existe un potentiel sérieux de risque pour la santé des hommes qui sont exposés de plus en plus à l’œstrogène dans l’environnement.

1-Plusieurs études ont permis de découvrir que le taux de concentration en spermatozoïdes a diminué de manière très importante en Occident au cours des 50/60 dernières années. Cet état préoccupant a été publié en 1991 par le scientifique danois Neils Skakkkebaek de l’Université de Copenhague. Il a montré que le taux de concentration de spermatozoïdes chez les occidentaux était tombé pratiquement de moitié ces 50 dernières années.

Cette recherche a été confirmée en 2000 par l’équipe danoise dirigée par AG Andersen qui montre que sur un échantillon de jeunes gens danois de 18/20 ans, 40% d’entre eux avaient un taux de concentration en spermatozoïdes en-dessous d’un million par ml, correspondant à une infertilité masculine. Les hommes commencent maintenant à considérer que  les femmes sont responsables de leur infertilité.

L’équipe du Pr Skakkebaek’s dans le département en charge de la Croissance et du Développement à l’Université de Copenhague avait examiné de nouveau 61 études  internationales impliquant 14 947 hommes entre 1938 et 1992. Ils découvrirent que le taux moyen de concentration des spermatozoïdes était tombé de 113 millions/ml en 1940 à 66 millions en 1998. De plus, le taux « normal » de  concentration de spermatozoïdes était tombé de 60 millions/ml à 20 millions pour la même période. On considère qu’un certain nombre de changements de vie et d’environnement a contribué à ces résultats, y compris l’exposition aux œstrogènes de synthèse dans l’environnement, suite à  la prise orale de la pilule contraceptive.

 

2 – Dans une étude du  British Medical Journal en 2011, le taux de cancer de la prostate à travers le monde est analysé tant par pays que par continent. Les auteurs de cette étude ont trouvé un lien significatif entre la prise orale de contraceptifs et son action sur le cancer de la prostate y compris la mortalité. Ils ont émis l’hypothèse que ceci pourrait être la conséquence des taux d’oestrogènes trouvés dans l’environnement.

On a également découvert que l’usage de la contraception hormonale entraîne d’autres effets inhabituels entre les partenaires…

Des études ont été effectuées, par exemple,  sur la capacité d’attirance des phéromones modifiés : « Parce que la meilleure protection du système immunitaire et son espoir de fertilité proviennent du fait que l’homme et la femme produisent des gènes divergents, une femme est normalement attirée par un homme qui n’a pas la même odeur que celle de sa famille » – «Cachées dans l’odeur de l’homme, se trouvent des caractéristiques des gènes de son Complexe Majeur d’Histocompatibilité , ce qui joue un rôle important dans la surveillance de son système immunitaire. » «Certains ont pour théorie qu’une femme sous contraception hormonale (stéroïdes) recherche comme si elle était enceinte, une homme qui puisse la protéger comme un père ou un frère.

 

D’autre part, ces chercheurs ont découvert qu’une femme sous contraception hormonale (stéroïdes) ne montre plus de préférence pour  un visage ou une voix qui caractérisent traditionnellement la masculinité. » «Une femme sous contraception hormonale ne voit pas, ou rejette, un homme qui se trouvait auparavant dans les premiers de sa liste. D’après ces études, la femme pense qu’elle est enceinte, c’est pourquoi elle ne s’intéresse plus à l’homme de la même façon ». « La pilule dérange le processus d’attirance et perturbe les effets habituels d’interaction entre l’homme et la femme ».

 

Les méthodes naturelles de gestion de la fertilité offrent un vrai choix efficace sans l’effet négatif sur la santé et l’environnement que peut donner la contraception hormonale. Une meilleure connaissance des méthodes naturelles et leur usage, pour gérer la fertilité, répondent à l’Objectif 5 du Millénaire pour le Développement, pour améliorer la santé des mères, et à l’Objectif 7 du Millénaire pour le Développement, pour un développement durable.

La fertilité naturelle… c’est la Planification Familiale Naturelle !

La méthode Billings d’Ovulation est une méthode naturelle de régulation de la fertilité. Elle apprend à observer dans son propre corps les signes naturels de fertilité à travers la glaire cervicale. Toutes les méthodes modernes de régulation naturelle des naissances – y compris la méthode de sympto-thermie et le système de Creighton fertility care – sont fondées sur les recherches et les découvertes scientifiques de ceux qui ont développé la Méthode d’Ovulation Billings.

La méthode permet d’apprendre ce qui est naturel ; la menstruation, la période d’infertilité, l’ovulation, la phase progestative, la durée des cycles, la ménarche (première période de menstruation), la ménopause, le rôle de la glaire cervicale pour connaître sa fertilité, et permet aussi d’identifier ce qui n’est pas normal.

Dans un monde où on célèbre les technologies avancées, y compris le contrôle des naissances par les méthodes pharmaceutiques et de reproduction assistée, il peut paraître contraire à la logique de revenir aux traitements de fertilité selon les méthodes naturelles. Cependant, la gestion de reproduction naturelle fait apparaître des avantages très importants.

1 – La PFN est 100% naturelle, libre de tout médicament, elle n’est pas aliénante. A l’inverse des méthodes hormonales de contraception qui modifient le cycle hormonal naturel du corps, le contrôle naturel de fertilité est lié aux cycles naturels de fertilité et d’infertilité du corps. Les méthodes  modernes NFP (Natural Hormonal Patterns) basées sur la science, sont également très efficaces, allant jusqu’à 99,5% de bon résultats ou plus, si elles sont utilisées correctement. Elles ont été également considérées par l’Organisation Mondiale de la Santé et d’autres organismes de bonne réputation, comme donnant d’aussi bons résultats que toute méthode actuelle de planning familial.

2 – La PFN respecte l’égalité entre l’homme et la femme. La responsabilité quant à l’utilisation de la méthode de PFN, planification familiale naturelle,  relève du couple. Généralement, dans une relation,  c’est la femme qui porte l’entière responsabilité du contrôle des naissances. En-dehors de la stérilisation, les seules méthodes de contraception proposées aux hommes sont le préservatif ou le retrait, et leur manque de fiabilité ne les rend pas attirantes dans la plupart des relations à long terme. Les méthodes de planification familiale naturelle offrent l’occasion au couple de partager de manière égale cet aspect central de leur relation. Elles tiennent compte de la communication en matière sexuelle, de l’amour et de l’affection, et encouragent le couple à vivre l’abstinence à deux, avec amour ;

3 – La PFN est écologique.  Avec elle, plus d’hormones qui polluent nos voies d’eau et   augmentent les risques concernant la santé. Les hormones naturelles sont plus facilement biodégradables.

4 – La  PFN est bon marché, à la portée de tous et ne nécessite pas une visite chez le médecin ou la prise de médicaments.  Les couples, qu’ils soient lettrés ou incultes, riches ou pauvres, vivants dans les quartiers urbains ou au fin fond du Népal, peuvent les utiliser où qu’ils soient.

Il est certain que les laboratoires pharmaceutiques n’y trouvent pas leur compte, sachant que cela ne les intéresse pas de promouvoir ce qui ne leur rapporte rien ou presque. C’est la raison de la promotion des méthodes hormonales pour contrôler les naissances dans les pays les plus pauvres, alors qu’il serait plus sensé d’y promouvoir les méthodes naturelles, non seulement du point de vue santé, mais du point de vue économique.

5 – La PFN est simple à apprendre et à utiliser. Il faut savoir que les femmes illettrées ou aveugles font partie des millions de femmes à travers le monde à qui on a enseigné cette méthode avec succès.

6 – La PFN favorise les naissances voulues car elle n’est pas uniquement pour les couples qui ne veulent pas d’enfants. Elle peut être également utilisée pour aider les couples peu fertiles ou qui se croient stériles. Le taux de grossesse obtenu avec succès chez ces couples est semblable à celui obtenu par FIV, mais sans les risques de santé liés aux médicaments de fertilité injectables, leur coût et la tension affective qui peut se produire.

7 – La PFN favorise la communication entre l’homme et la femme. L’attention à l’autre et la coopération nécessaires au succès de cette méthode permet ainsi au couple d’améliorer l’ensemble de leur relation.

8 – La PFN met tout le monde d’accord : beaucoup de femmes ou de couples ont des objections d’ordre moral, culturel ou religieux, pour utiliser les méthodes artificielles de contraception, en revanche, la méthode de planification familiale naturelle est moralement acceptable par toutes les cultures et religions.

9 – La PFN protège la santé de la femme. Apprendre à utiliser la méthode de PFN aide les femmes à protéger leur fonction reproductive. Elles apprennent ainsi à reconnaître toute irrégularité dans leur mucus cervical et leurs saignements, et à consulter un médecin si nécessaire.

10 – Enfin, la PFN donne un réel pouvoir à la femme en augmentant le respect qui lui est dû. Cela l’encourage à affirmer que les femmes ne sont pas des objets sexuels, mais des personnes qui ont des besoins, des sentiments et des désirs.

Si on veut vraiment améliorer le sort des femmes et des enfants, il est impossible de continuer à ignorer l’impact négatif de l’usage des méthodes hormonales de contraception sur la santé et sur l’environnement.

Et la solution très simple, abordable et efficace à ce problème est la promotion de la connaissance et de l’utilisation de méthodes naturelles de fertilité.

C’est ainsi que nous répondrons vraiment aux objectifs de l’OMD 5  « améliorer la santé maternelle » tout en répondant également à l’OMD 7 pour un « développement durable ».

L’accès universel à l’éducation à la fertilité naturelle devrait être un but poursuivi par les Objectifs de Développement Durable si nous tenons vraiment à améliorer la santé de la mère et à garantir un environnement durable.

La Planification Familiale Naturelle ?

C’est l’égalité des sexes, la promotion de la femme, et l’écologie !

Traduit de l’anglais par Femina Europa.

NOTES:

[1] The report of the United Nations Secretary-General’s High-level Panel on Global Sustainability –  Resilient People, Resilient Planet: A Future Worth Choosing

 

2 Working towards a Balanced and Inclusive Green Economy: A United Nations System-wide Perspective Prepared by the Environment Management Group

3 REPORT OF THE UNITED NATIONS CONFERENCE ON ENVIRONMENT AND DEVELOPMENT

(Rio de Janeiro, 3-14 June 1992)

 

4 T Manickum, W John.  Occurrence, fate and environmental risk assessment of endocrine disrupting compounds at the wastewater treatment works in Pietermaritzburg (South Africa). 2013

 

5 Maëlle Cargoue, Daniel Perdiz, Asmaa Mouatassim-Souali, Sara Tamisier-Karolak, Yves Levi. Etude concernant la contamination des eaux de rivières en région parisienne. (France) 2003.  A retrouver ici,

 

6  S. Esteban, M. Gorga, M. Petrovic, S. González-Alonso, D. Barceló, Y. Valcárcel Analysis and occurrence of endocrine-disrupting compounds and estrogenic activity in the surface waters of Central Spain.

 

7 Richard Owen, Susan Jobling,  Ethinyl Oestradiol:bitter pill for the precautionary principle.

 

8 Richard Owen, Susan Jobling, The Hidden Costs of Flexible Fertility, Nature, Vol 485, 24th May 2012

9  Jimoh O. Tijani & Ojo O. Fatoba & Leslie. F. Petrik,  A Review of Pharmaceuticals and Endocrine-Disrupting Compounds: Sources, Effects, Removal, and Detections, October 2013

 

10 Scientists: harmful hormones from birth control pill can’t be filtered out in sewerage treatment, Thaddeus Baklinski, quoting Professor Paul Fowler and Dt Stewart Rhind, University of Aberdeen. LifeSiteNews. 12 Sept. 2012. http://www.lifesitenews.com/news/scientists-harmful-hormones-from-birth-control-pill-cant-be-filtered-out-in[1]

 

11 Study suggests chemicals in the environment could threaten male fertility. University of Glasgow

 

12  Eleanor Francis, Rivers and Relationships: Pharma-Pollution in India No Song and Dance, Feb 2012

 

13 Tim Worstall, Contributor, Forbes Magazine , Women on Contraceptive Pill Should Pay $1,500 a Year More Tax.

 

14 John Wilks B, Pharm,M.P.S, A Consumers Guide to the Pill and other Drugs, Freedom Publishing

 

15 International Agency for Research on Cancer, Combined estrogen-progestogen contraceptives and combined estrogen-progestogen menopausal therapy. IARC Monographs on the Evaluation of Carcinogenic Risks to Humans. 2007; Vol 91. available at http://monographs.iarc.fr/ENG/Monographs/vol91/mono91-6E.pdf

 

16 Chris Kahlenborn MD “What a woman should know about Birth Control,” Catholic News Agency.  Web 20 Jan. 2012. http://www.catholicnewsagency.com/resources/life-and-family/sexuality-contraception/what-a-woman-should-know-about-contraceptives/


17 Commission on the Status of Women, Fifty-eighth session 10-21 March 2014 Item 2 of the provisional agenda Adoption of the agenda and other organizational matters Annotated provisional agenda and proposed organization of work


18 Joan Claire Robinson

 

19 Lisa Correnti, Attempt to Conceal Leaked Documents on Gates/USAID Contraception Fail, C-FAM

 

20 Denise Hunnell, MD, Deadly ‘Health’ Initiatives in Africa, Zenit.org

 

 

 

Laisser un commentaire

Retour en haut de la page