Femina Europa refuse le tourisme de l’avortement !
Le 25 février prochain, la Commission européenne rendra publique sa décision au sujet de l’Initiative Citoyenne Européenne « My Voice, My Choice » qui veut instaurer un tourisme de l’avortement financé par les fonds européens.
C’est une atteinte grave au droit international que vous pouvez dénoncer en participant à la campagne : www.noabortiontourism.eu
La fédération européenne ONE OF US, qui regroupe près de cinquante organisations issues de 18 pays de l’UE, a lancé la campagne « Non au tourisme de l’avortement », disponible sur le site www.noabortiontourism.eu.
Comment en est-on arrivé là ?
Avril 2024 : « My Voice, My Choice » réclame un financement de l’avortement pour les femmes en Europe qui devraient se rendre à l’étranger pour obtenir un avortement légal. Ce qui est en cause : si vous vivez en France, où l’avortement, sauf IMG, est illégal au-delà de 14 semaines de grossesse, pour avorter légalement vous devrez vous rendre en Espagne, en Angleterre ou aux Pays-Bas, par exemple.
Ainsi, en Espagne, la clinique Sants de Barcelone propose un avortement jusqu’à 22 semaines de gestation. A ce stade le fœtus atteint 26 cm et pèse environ 500 gr. Il est viable. Coût 2100 euros.
Cette Initiative Citoyenne Européenne « My Voice, My Choice » a obtenu plus d’un million de signatures, déposées en septembre 2025. Le 17 décembre 2025 le Parlement européen a adopté une résolution pour financer l’avortement des femmes qui doivent se rendre dans un autre pays pour avorter au-delà du délai légal et demande à la Commission de mettre en place un mécanisme financier qui permettrait aux personnes vivant dans un pays de l’UE de se rendre dans d’autres pays européens disposant d’une loi plus « libérale ».
Une telle mesure reviendrait à imposer à des pays de financer, via leur contribution au budget européen, des actes contraires à leurs législations nationales, qui sont variées : en Pologne, l’avortement n’est autorisé qu’en cas de viol ou de danger pour la santé de la mère ; aux Pays-Bas, il est permis jusqu’à 24 semaines ; en France, jusqu’au terme de la grossesse, en cas d’IMG.
Au-delà de l’aspect amoral de l’avortement, cette résolution est une atteinte de plus au droit et à l’esprit des Traités. L’avortement est un droit controversé et n’est pas une compétence de l’UE.
Femina Europa dénonce cette dérive de l’UE qui choisit, sous couvert d’harmonisation, de renforcer une culture de mort par une politique indifférente à la réalité de l’embryon et à la souffrance des femmes et des familles.
Femina Europa dénonce l’instrumentalisation de l’UE par des lobbies qui ne cherchent que leur profit au détriment de la personne humaine.
L’avortement n’est ni une pratique banale, ni une solution acceptable au problème des « grossesses non désirées ». L’UE se mêle de ce qui ne la regarde pas et ferait mieux d’écouter la voix des peuples qui ont clairement réclamé une protection pour l’embryon avec l’ECI Un de nous (ONE OF US) qui a recueilli près de deux millions de voix en 2014 !
Alors que l’infertilité est en train de devenir un véritable fléau en Europe, Femina Europa choisit le financement de la maternité plutôt que celui de l’avortement ! La protection et l’amélioration de la santé figurent parmi les compétences « d’appui » de l’Union Européenne : les fonds européens doivent servir à la recherche pour soigner, non pour supprimer des êtres humains au premier stade de leur vie !
Pour façonner une vision nouvelle de l’Europe, je participe à la campagne www.noabortiontourism.eu.
Pour aller plus loin
Qu’est-ce que l’ICE ? L’ICE, acronyme d’Initiative Citoyenne Européenne, est un nouveau mécanisme européen qui donne la parole aux citoyens.
L’UE a adopté en 2011 le règlement sur l’Initiative Citoyenne Européenne : un mécanisme, sous forme de pétition, permettant aux citoyens de l’UE de soumettre directement aux institutions de l’UE une demande spécifique. L’UE étant obligée de répondre à partir d’un million de signatures.
ONE OF US a été l’une des premières initiatives citoyennes européennes lancées pour demander à l’UE d’interdire et de ne pas financer toute action impliquant la destruction d’embryons humains. Elle a récolté près de deux millions de signatures ! Bien plus que « My Voice, My Choice » qui bénéficiait d’une meilleure communication de collecte que ONE OF US, grâce au développement d’internet et au soutien indirect de la Commission comme en témoigne une grande banderole visible sur les bâtiments officiels « My Voice, My Choice ».
Le 28 mai 2014 la commission a publié sa réponse à ONE OF US : « nous avons décidé de ne pas soumettre de proposition législative ». Traduction : passez votre chemin ! https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_14_608
Conclusion
En tous les cas, selon la règle démocratique, les européens ont massivement manifesté leur soutien à la vie à naître. La maternité reste une valeur en Europe. Du reste juridiquement l’enfant à naître est toujours protégé par les traités, notamment celui des droits de l’enfant qui stipule que l’enfant a droit à une protection « avant et après sa naissance ». Par exemple l’enfant à naître possède une personnalité juridique en cas de succession.
ANNEXE 1
Courrier à l’attention de Monsieur le Commissaire Séjourné,
Je vous écris en tant que citoyen(ne) français(e) préoccupé(e) par la résolution adoptée en décembre 2025 par le Parlement européen, qui soutient les propositions liées à l’initiative citoyenne européenne « My Voice, My Choice », notamment la création éventuelle de mécanismes de financement européens destinés à faciliter l’accès à l’avortement transfrontalier.
Conformément aux traités actuels de l’Union européenne, la politique en matière d’avortement ne relève manifestement pas de la compétence législative de l’Union européenne. En vertu des articles 4(2)(k) et 168 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, la santé publique demeure une responsabilité essentiellement nationale, avec des limites précises à toute intervention de l’Union dans l’organisation et la prestation de services de santé. Les traités excluent expressément toute harmonisation des législations nationales dans ce domaine.
D’un point de vue constitutionnel et démocratique, la réglementation de l’avortement est intimement liée à l’identité constitutionnelle de chaque État, à ses traditions éthiques et à son droit à l’autodétermination démocratique. C’est pourquoi les États membres conservent la pleine compétence pour déterminer le statut juridique de l’avortement, les conditions dans lesquelles il peut être autorisé et l’étendue éventuelle de sa prise en charge publique. Cette répartition des compétences traduit le principe de subsidiarité prévu à l’article 5 du Traité sur l’Union européenne, particulièrement important dans les domaines moralement sensibles où aucun consensus européen n’existe.
Bien que l’initiative « My Voice, My Choice » remplisse les conditions formelles requises pour une initiative citoyenne européenne, il convient de rappeler qu’une ICE ne crée pas de nouvelles compétences pour l’Union, n’oblige pas la Commission à proposer une législation, et impose seulement à celle-ci d’examiner l’initiative et d’y apporter une réponse motivée. L’existence d’autres initiatives citoyennes, comme « One of Us », qui a d’ailleurs recueilli un plus grand nombre de signatures vérifiées, montre clairement qu’il n’existe pas de consensus parmi les citoyens européens sur cette question.
La résolution adoptée par le Parlement européen en décembre 2025 constitue une déclaration politique sans valeur juridique contraignante. Néanmoins, présenter l’accès à l’avortement comme un droit à l’échelle de l’Union ou envisager des mécanismes de financement européens pour les avortements transfrontaliers, risquerait de brouiller les frontières des compétences de l’Union et de fragiliser indirectement les législations nationales adoptées par processus démocratique. Une telle démarche compromettrait également la neutralité institutionnelle de l’Union dans des domaines suscitant de profonds désaccords moraux.
Je vous demande donc respectueusement, Monsieur le Commissaire, de veiller au respect des traités, de défendre le principe de subsidiarité et de vous abstenir de soutenir toute proposition qui étendrait l’action de l’Union européenne à des domaines relevant de la santé, de l’avortement ou de l’éthique médicale — compétences qui demeurent la responsabilité exclusive des États membres.
Veuillez agréer, Monsieur le Commissaire, l’expression de ma considération distinguée.
ANNEXE 2
ÊTES-VOUS L’UN DES NÔTRES ? https://oneofus.eu/
Vous êtes l’un des nôtres si vous reconnaissez l’importance de la famille pour éduquer les enfants et construire leur identité individuelle libre, enracinée et respectueuse de la culture nationale.
→ Vous êtes l’un des nôtres si vous pensez que l’Union européenne doit respecter ses États membres et ne doit pas outrepasser ses compétences définies dans les traités européens.
→ Vous êtes des nôtres si vous vous en voulez de voir des bébés vendus comme des produits à consommer et des femmes traitées comme des réceptacles pour faire grandir des bébés dans des contrats de gestation pour autrui.
→ Vous êtes l’un des nôtres si vous tenez à votre famille, à votre voisin, à votre ville, à votre nation et à l’Europe, sans oublier ceux qui souffrent près de chez vous.
→ Vous êtes l’un des nôtres si vous croyez que les êtres humains font partie de la solution de la nature et que les problèmes écologiques ne peuvent être résolus qu’avec la participation et la créativité des hommes et des femmes.
→ Tu es L’un des Nôtres si tu crois qu’aucune loi ne peut avoir de contrôle sur le destin d’une vie humaine. Chaque forme de vie humaine, de son étincelle la plus humble à sa dernière lueur, possède une valeur intrinsèque, méritant une protection inébranlable en toutes circonstances.
Pour façonner une vision nouvelle de l’Europe, soyez L’Un des Nôtres.